Bonjour les amis,
En un mot : formidable.
D’abord, je souhaite remercier sincèrement tous ceux qui sont venus me voir.
Et il y en a eu un paquet !
J’ai dédicacé plus d’une centaine d’exemplaires de mes deux polars.
Merci à tous les lecteurs qui sont venus se procurer la suite d’« Argenteuil, c’était un accident… » et merci à tous les nouveaux qui ont
voulu tenter l’aventure et découvrir mes modestes écrits.
Malgré un temps abominable, pluvieux et venteux à souhait, le public était au rendez-vous et ce furent deux jours de convivialité, de complicité et de bonne
humeur.
C’était rigolo de voir « en vrai », la majeure partie des pointures du polar français.
Des écrivains, comme Jean-Bernard Pouy (le fameux Poulpe), Patrick Raynal, Jean-Hugues Oppel, Pascal Dessaint et autres…
Et puis croiser au détour d’une allée des monstres sacrés du cinoche comme Alain Corneau ou Yves Boisset, c’est un rêve de gamin devant le sapin de
Noël.
Moi qui ai grandi avec des films comme « le juge Fayard », « la femme flic » ou « Police python 357 » et « le choix des
armes », j’ai failli m’évanouir… hi hi !
Mon côté midinette, sans doute !
Il y avait aussi Harry Roselmack, le chouchou de ces dames, Robert Hue le jovial maire de Montigny, et des tas d’autres qu’on ne voit habituellement qu’à la
téloche…
Bref, un vrai bonheur.
Quelques anecdotes sympas :
Plusieurs lecteurs et lectrices qui sont venus chercher mon tome 1, le samedi, l’ont dévoré le jour même et sont revenus chercher le tome 2 le
dimanche !
Délire, non ?
En tout cas, un immense plaisir pour moi…
Autre truc incroyable :
Samedi, vers 15h00, on nous demande de faire une petite place entre une collègue et moi pour installer un auteur qui arrive.
On se décale et voilà que débarque Patrick Raynal, himself…
J’ai une histoire particulière avec lui, vous allez comprendre :
En 1992, j’avais pris une année sabbatique pour écrire mon premier polar. J’avais 24 piges. Je l’envoie à une vingtaine d’éditeurs et tous me
jettent avec une circulaire de trois lignes.
Tous sauf un.
Le directeur de la mythique « Série Noire », chez Gallimard : Patrick Raynal.
Lui me fait une gentille lettre pleine de compliments sur la fluidité, le rythme et les bonnes idées de mon roman. Bien sûr, il ne le prend pas, car
considère que je suis encore trop jeune et que mon écriture doit mûrir.
Selon lui, je manque juste d’un peu de « bouteille ».
Mais il me conseille de persévérer…
Après avoir relu la mouture de l’époque, je dois admettre qu’il avait parfaitement raison !
Honnêtement, ce n’était pas publiable.
Certes, il y avait la fougue, mais pas la rigueur !
Et bing !
Quinze piges plus tard, je me retrouve assis à côté de lui à Montigny !
Je ne l’avais jamais rencontré avant !
Je lui explique l’aventure, il se marre et me félicite d’avoir persévéré, même s’il ne se rappelle plus de l’anecdote.
Je conclus mon récit en lui disant :
- Donc, c’est un peu grâce à vous
aussi, si je suis assis là aujourd’hui !
Il me regarde, marque un temps d’arrêt, puis m’offre un large sourire et murmure : « Merci ! »
Ben vous voyez, les aminches, c’est à cause de ce genre d’aventure que j’adore ma nouvelle vie d’auteur, aujourd’hui.
Quand on ajoute à ça, la gentillesse et la complicité des collègues polardeux, c’est génial !
Autre truc marrant :
A force de prendre nos repas ensemble à des grandes tablées et de rencontrer des tas d’écrivains aussi différents qu’intéressants, j’ai découvert un
truc :
Un tiers des auteurs sont des anciens flics ou magistrats.
Un tiers… des anciens gangsters, ou espions ou taulards…
Et le dernier tiers, des hommes (et des femmes) comme moi, qui sont juste des passionnés savourant l’honneur et le plaisir « d’entrer dans la
famille » !
C’est génial de causer cinoche et polars quand le débat s’installe entre un ancien malfrat et un ex-flic de la brigade criminelle.
Croyez-moi, on en oublie vite nos assiettes !
Et tout ce petit monde trinque et rigole, les deux univers se rejoignant grâce aux livres et à la passion de l’écriture !
Et moi, je suis témoin et participant à tout ça, en ayant l’impression de vivre un rêve éveillé !
Ajoutez à ça une organisation sans faille. Toute l’équipe super gentille, une Karima (la grande chef) souriante et agréable en toutes circonstances, des
libraires joyeux, des barmen super cool et une équipe de sécurité adorable, et hop !
J’y retournerais bien tous les week-ends !
Bien sûr, j’ai cassé ma tirelire et je suis revenu avec une tonne de bouquins, dédicacés par mes « potes de stylo ».
J’ai de quoi lire jusqu’en 2050 ! hi hi !
Vous l’aurez compris, j’en garde un souvenir absolument enchanté.
Pour moi, cette année, Noël a eu lieu en avance !
C’était le week-end du 8 et du 9 décembre au 10ème salon du polar de Montigny lès Cormeilles !
Biz à tous
Pascal
Etoiles dans les yeux