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Bonjour les amis,
Voici la suite de la « chronique ciné pour rire » démarrée hier en hommage au très regretté Michel Serrault. Pour les retardataires, il s’agit d’un modeste clin d’œil humoristique au film « Le Bonheur est dans le Pré ». Une critique à la sauce rigolade, quoi !
Allez, tous en voiture :
Côté Fun qui fait rigoler :
On n’a pas une minute pour respirer, tant il y a de personnages hauts en couleurs. Ainsi, Sabine Azéma nous régale de sa composition réussie de tête à claques, en campant Nicole, épouse odieuse et snob.
Eddy Mitchell est Gérard, un bon vivant à grande gueule, amoureux de la bouffe, des grosses voitures, des beuveries en tout genre et surtout des femmes. Il ne peut pas apercevoir un jupon sans immédiatement se mettre à l’arrêt comme un épagneul devant un... canard ! De ce fait, c’est sans scrupules qu’après le départ de Francis, il se jette sur Nicole, dont le côté « bourgeoise coincée » excite ses sens. Le rapprochement, auparavant inenvisageable, a pourtant lieu entre les deux et de la manière la plus charnelle qui soit. On a ainsi droit à quelques scènes réjouissantes dont l’inénarrable partie de jambes en l’air à l’arrière d’une Safrane qui restera dans les annales (la scène, pas
Quant à Francis, sa nouvelle femme est aussi adorable que la précédente était imbuvable, il ne perd donc pas au change.
Ses deux nouvelles grandes filles sont le contrepied exact de la célèbre publicité pour la lessive : il échange un baril à lui contre deux où il n’y a rien de marqué dessus. A contrario de sa propre fille, celles-ci le chouchoutent comme un coq en pâte en lui foutant une paix royale.
Il y a aussi les frères Cantona qui vivent sereinement en plein adultère et mangent dix fois par jour en martelant que « C’est pas gras le confit ! » Un des « Deschiens » (François Morel) est même promu chef comptable près de ses sous (pléonasme !). Il se balade en costume-baskets du meilleur mauvais goût et ne perd pas une occasion de picoler !
Arf ! Pitié ! N’en jetez plus ! On va s’étouffer !
Côté Emotion qu’on est content après l’avoir vu : 6/10 sur l’échelle « larmes-z-aux-zyeux »
C’est avant tout une super histoire de copains.
Nous aussi, on a envie de se marrer avec Gérard et Francis !
Ils nous font partager leur indestructible amitié et leur amour de la bonne bouffe avec le même plaisir.
Ils mettent une semaine pour faire le trajet Dôle-Condom, tellement ils font de détours pour essayer les meilleurs restaurants du pays.
Du coup, ils nous font rêver avec leurs menus de fête, aux noms évocateurs comme : « Lapereau Chabrot au bouillon de Pomerol »…
Et là, on se met à pleurer en regardant notre plateau-télé chargé de raviolis en boîte, réchauffés au micro-ondes.
C’est d’ailleurs l’unique occasion que nous aurons de mouiller notre mouchoir, si ce n’est pour essuyer des larmes de rire.
Le film est enthousiaste et énergisant à souhait.
C’est comme une dose de cocaïne où en remplacerait la poudre par un bon foie gras et la paille par une bonne poêlée de morilles.
Voilà qui rendrait les cures de désintoxication plus attrayantes !
Envoyez les toxicomanes faire des cures dans le Gers, ils reviendront avec de belles couleurs et feront peut-être exploser leur taux de cholestérol, mais ils auront le sourire et une pêche d’enfer.
Faudra en causer à
D’ailleurs, ce film devrait être prescrit médicalement, remboursé et pris en charge par les mutuelles.
Un tel bain de bonheur peut faire reculer toutes les maladies.
Après sa projection en salle, on a ainsi vu des dépressifs devenir clowns, des hépatiques se soigner à l’Armagnac, et des divorcés se remarier avec des canards…
Côté Equipement pour retrouver l’ambiance chez soi :
Procurez-vous une centaine de canards vivants et lâchez-les dans l’appartement. Répartissez cinq ou six meules de foin dans le séjour et ajoutez quelques murets en vieilles pierres.
Enfilez un paire de baskets, défaites votre ceinture et préparez le plateau-télé avec les ingrédients suivants :
- Un kilo de foie gras truffé par personne et ses toasts de pain frais artisanal.
- Trois verres de Sauternes ou de vin blanc sucré grand-cru pour faire glisser.
Pour continuer dans la bonne humeur :
- Salade au roquefort, noix, gésiers confits et vinaigre de framboise.
- Trois verres de Sauternes ou vin blanc sucré grand cru pour faire glisser
Mais, comme... hips ! on a encore un beu faim, on addaque les plats de résistance, pour résisder et voir la suite du… hips… film, qu’est drès bien, d’ailleurs, en bassant !
- Confit de ganard aux bommes de terre sautées à l’ail et au persil.
- Trois berres de Saudernes ou… hips ! du bin vlanc gras-cru pour faire glizzer.
Addend ! Cé pas fini, on va bouffer des z’autres drucs, dans le pladeau-télé :
- Frigassée de girolles boêlées au magret et déglacées au Pomerol.
- Trois berres de Bomerol pour vaire glizzer, passque c’est drès drès bon le Pomerol ! Mais, faut bas en abuser drop, sinon… hips ! on risgue de bavouiller, ze veux dire de bafff… fouiller ! Mais là… za va ! On est engore dré luzides !
- Et bi, abrès, on s’envoie derrière la gravatte un zigot d’agneau aux zaricots blancs mizotés à la graisse d’oie. Passque c’est bas gras du tout, la graisse d’oie !
- Abrès, tu ouvres un tonneau d’armagnac, passque ça fait comme un trou normand local… hips, avant le dézert !
Bour, le dézert, tu fais ce gue tu veux, on s’en fout ! Z’est juste bour finir le zarmagnac, bassque z’est bête de laisser berdre les bonnes choses !
Et bis après, faut aller se goucher, bassque ça tourne vachement, quand même !
Et voilà !
La fin dès demain !
A plus tard les amis.
Biz
Pascal
Chroniqueur pour de rire