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Bonjour les amis,
Comme promis, voici la seconde (et dernière) partie de la chronique « House of the dead ».
Pour les retardataires, voir le premier épisode, article précédent, même rubrique.
En résumé :
C’est une « critique décalée », initialement prévue pour la presse.
Le thème était de « chambrer un peu » un film d’horreur : House of the dead.
Allez, c’est parti pour le deuxième volet, attachez vos ceintures !
HOUSE OF THE DEAD:
LA MAISON DES MORTS… DE RIRE !
*DEUXIEME PARTIE*
L’audace :
C’est avec un courage épique que le réalisateur enfreint les codes du genre. En effet, en lieu et place des habituels zombies muets se déplaçant mécaniquement avec une lenteur exaspérante, ici les créatures sont capables de courir dans la forêt en bavardant joyeusement.
L’intrigue et son dénouement sont aussi passionnants que le mode d’emploi d’une perceuse à percussion. Les explications du « pourquoi tant de haine ? », parsemées d’images « historiques » (d’archives du quinzième siècle certifiées authentiques puisqu’en noir et blanc !), nous confortent dans l’idée que le scénariste s’est tenu très éloigné de toute notion de surmenage.
Le charme des dialogues :
Les dialogues sont d’une rare qualité, évoquant les échanges colorés d’une classe de sixième en cour de récréation. A titre d’exemple, l’un des héros capturé dit au chef des zombies :
- Alors vous avez fait tout ça pour être immortel ! Mais pourquoi ?
Et l’autre, nullement interloqué que la réponse soit dans la question, joue le jeu. Il se gratte quelques secondes les kilomètres de coutures ornant son doux visage de balle de base-ball passée sous un camion et lance :
- Pour vivre à jamais !
Mais ce n’est pas tout. Les clins d’yeux cinéphiliques très haut de gamme sont légion. Ainsi l’une des jeunes femmes au décolleté intelligent, hésitant à se réfugier dans la « traditionnelle-maison-délabrée-inquiétante-perdue-en-pleine-forêt », lance avec esprit à son compagnon :
- Je n’ai pas très envie d’entrer. On voit que t’as jamais vu Scoubidoo, toi !
Tous les dialogues étant à l’avenant, on est convaincus lors des vingt premières minutes d’assister au bêtisier, offert en préambule sympa à la projection. Et puis, le temps s’écoulant (lentement), on finit par réaliser que non, c’est bien le film lui-même !
La réalisation :
Côté technique, le montage est d’une délicatesse extrême. Effectué au bulldozer-tractopelle, les enchaînements de scènes sont aussi incroyablement déconcertants que les milliers de watts des projecteurs halogènes arrosant les protagonistes lors des scènes se déroulant pourtant par nuit noire en pleine nature.
Les perpétuelles plongées de caméra et les terribles effets spéciaux (niveau console Atari 1976) nous donnent l’impression d’avoir pris place à bord d’une de ces centrifugeuses de fête foraine, destinées à nous essorer l’estomac à moindre frais. Quant aux dantesques scènes de combat, elles sont sans cesse interrompues par de brèves apparitions d’écrans du jeu éponyme, créant un mal de mer immédiat du meilleur goût.
A vos bassines !
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Et bien voilà, vous savez tout, les aminches !
N’oubliez pas notre rendez-vous de demain, ce dimanche 10 juin chez Cultura Franconville J
Biz à tous
Pascal
Ciné-moulinette