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Bonjour les amis,
En attendant notre rendez-vous, ce dimanche 10 juin chez Cultura, voici une petite chronique rigolote que j’avais écrite pour un magazine à l’époque où je « bossouillais » dans la presse ciné.
Le texte, jugé trop subversif (sic !), n’a jamais été publié.
Vous en êtes donc les premiers bénéficiaires.
Il s’agissait de faire une critique « décalée » sur un film d’horreur : House of the dead.
Allez, c’est cadeau, ça fait plaisir !
En voiture :
HOUSE OF THE DEAD:
LA MAISON DES MORTS… DE RIRE !
L’histoire (terme excessif) :
Un groupe de jeunes se rend à une rave-party sur une île « inhabitée ». Arrivés sur place, ils constatent avec un étonnement très relatif que l’endroit est désert. Très vite, l’équipe se retrouve confrontée à des hordes de zombies et devra lutter pour survivre. Original, non ?
Le propos est très engagé et sujet à controverse, secouant du même coup le monde politique, financier, philosophique et religieux sans distinction, puisque la gravité est de mise :
L’ambition des garçons est de batifoler avec les filles dès que possible et l’objectif des demoiselles, beaucoup plus charismatique, est de nous dévoiler en urgence leurs poitrines dénudées. Ce qu’elles ne manquent pas de faire à peine l’insupportable générique achevé.
Rapidement attaqués par une palanquée de zombies hargneux, ils ne semblent pas plus étonnés que cela par la situation. L’un d’entre eux explique qu’il a vu la trilogie des morts vivants de Romero et que le phénomène est assez classique. Ainsi prévenus, tous acquiescent tranquillement, tant la situation est logique et d’une banalité affligeante.
Les personnages :
Tous les membres de l’équipe sont très beaux. Comme on ne peut pas avoir de la chance sur tous les fronts, au niveau de leurs capacités intellectuelles, en revanche… disons juste qu’ils sont très beaux…
La crédibilité ayant été proscrite du projet, on assiste en direct à la métamorphose de nos joyeux étudiants décervelés en machines de guerre implacables affichant, avec une niaiserie consommée, un sang froid à toute épreuve.
Les bimbos sont perpétuellement vêtues de maillots de bain affriolants afin que pas une parcelle de leur anatomie ne nous échappe. Elles arrivent parfois à articuler péniblement quelques phrases dont le doublage français évoque le playback loupé d’un dyslexique souffrant de névralgie faciale. Les playboys, ne sont pas en reste. Ils sont équipés en permanence d’une canette de bière soudée à la main gauche, signe évident de virilité. Leurs Q.I cumulés étant très proches de celui d’un fer à friser, ils complètent parfaitement leurs délicieuses amies. On va donc suivre durant une heure trente, avec effarement, les membres lobotomisés de ce groupe « d’élite » très (mal) inspiré. De par ses fortes personnalités, l’équipe évoque, avec une similitude effrayante, le casting de « L’île de la tentation » ou du « Loft », mais en beaucoup moins cultivé.
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Bientôt la suite, pas d’impatience ! J
Vos commentaires sont toujours les bienvenus !
Biz à tous
Pascal
Critique mort de rire !